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Primaires de droite, primaires de gauche, l’effervescence est à son comble pour désigner le 7 mai prochain notre prochain président. Sans compter les francs-tireurs de tous bords qui se mêlent à cette course du rat que Lauzier n’aurait pas désavouée.

Cette course du rat justement, c’est celle que doivent mener les aspirants dirigeants qui veulent réussir leur transition professionnelle. Ils sont souvent nombreux sur la ligne de départ et ils doivent effectuer une véritable course d’obstacles pour devenir l’heureux élu, dans un exercice à élimination directe.

Ils devraient s’inspirer utilement des récentes primaires…surtout pour ne pas faire comme les candidats déclarés. Des mines compassées, des discours convenus, du politiquement correct, une absence totale d’aspérité, un manque criant d’imagination et pour couronner le tout une posture autocentrée qui fleure bon la suffisance.

Pour faire la différence, auprès de chasseurs de têtes, de DRH ou de décideurs, les dirigeants qui veulent rebondir doivent aujourd’hui sortir du schéma « cases à cocher ». Ces cases à cocher basées sur l’expérience et les compétences métier ne suffisent plus. Un mal (ou un bien) nécessaire, mais pas suffisant.

Il leur faut désormais privilégier les fameuses « soft skills », celles qui leur permettent de montrer agilité, créativité, savoir-être, humilité, remise en cause et capacité à partager et exprimer une vision sur un métier, un environnement, une problématique en créant du lien avec leurs interlocuteurs.

Prendre position sur des sujets sociétaux, montrer son appétence pour ce qui bouge, ce qui se transforme, communiquer son envie en sachant à la fois séduire, convaincre et rassurer. C’est à ce prix que l’on reconnaît les vrais leaders. Ceux du monde de l’entreprise pour lesquels les primaires ne seront jamais nécessaires !

Marc Saunder

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